Taxer le capital en Belgique. Faire le point sur différentes propositions.
En définitive, le déséquilibre des finances publiques en Belgique doit davantage à une carence de recettes qu’à un excès de dépenses. Pour s’en convaincre, il faut rompre avec un pan de l’idéologie dominante qui veut que la Belgique soit un pays particulièrement égalitaire. En effet, si l’on tient compte des inégalités de patrimoine, la Belgique se caractérise par de profondes disparités socio-économiques. C’est ici qu’intervient le projet de taxer la grande fortune. On retiendra qu’en nous livrant à divers calculs visant à dégager des marges à la grosse louche, il est apparu qu’un minimum de 4 milliards d’euros par an semblait réalisable. De surcroît, si l’on rétablissait l’impôt des sociétés en Belgique, les pouvoirs publics pourraient compter sur une rentrée de 26 milliards d’euros sur l’espace d’une législature. Pour rappel, l’effort budgétaire de la coalition Arizona porte sur quelques 23 milliards. Une partie de ce montant est composé, au demeurant, d’effets retour absolument hasardeux, Il y a, à ce sujet, un consensus parmi les économistes du pays. De ce point de vue, la taxation de la fortune s’avère une piste autrement plus crédible.